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Les conseils des pros

Développer votre égo;
Pour réussir au poker, il faut un égo surdimensionné. C'est indispensable. Même si vous n'êtes pas le meilleur, vous devez faire croire aux autres que vous l'êtes, et qu'ils vont prendre de sacrés risques en vous attaquant. (Phil Hellmuth)

Soignez votre physique;
Ne croyez pas que le poker ne soit pas un sport. Restez assis, et souvent mal installé, durant dix ou douze heures dans la même position, c'est épuisant pour les muscle du cou. Un grand tournoi, ce n'est pas un sit & go à 50 dollars. Il fau de l'endurance. Je me fais masser toutes les deux heures, même losque je n'en éprouve pas le besoin. Vous n'imaginez pas le bien-être qui s'en suit. On voit les choses clairement. (Daniel Negreanu)

On ne comprend rien au poker, si on ne connait pas Las Vegas;
Tout est possible là-bas. A 4 heures du matin, vous montez une partie de cash-game avec Allen Cunningham, Eric Lindgren, Daniel Negreanu et Howard Lederer, et elle vous emmène jusqu'a 16heures. Vous vous réveillez à minuit, et c'est reparti. Les gens sont totalement décalés à Vegas, mais c'est ici que l'on joue le meilleur poker. (Annie Duke)

Jouez à l'instinct, quand rienne va plus!;
Je suis plutôtconsidéré comme un joueur instrinctif. Je ne suis pas de la nouvelle école qui consiste à faire des statistiques, des calculs et des probabilités. A la table, je regarde d'abor à qui j'ai à faire. J'observe dans mon coin, sans trop donné d'informations sur mon compte, en essayant d'en récolter le maximum. Ce sont les autres joueurs qui m'aident à établir une stratégie. Quand rien ne va plus, que toutes les analyses tombent à l'eau, à coups de bluffs manqués ou de bad-beat terribles, revenez au bon vieux principe de l'instrinct. Il n'y a que ça de vrai. (Doyle Brunson)

Évitez les monstres, cognez sur les petits!
C'est sans doute un peu facile, mais c'est ainsi que je fonctionne en tournoi : j'évite au maximum les meilleurs joueurs, et je harcèle ceux qui sont en "position de survie". Durant le aussi million, le 1er jour, je suis tombé sur un joueur short-stack qui m'a dit "C'est facile de taper sur un adversaire mourant". Je lui ai répondu "C'est pas facile. C'est le poker. Je me suis déjà retrouvé dans votre position plusieurs fois et personne ne m'a fait de cadeau". Vous devez impérativement cogner là ou ça fait mal. Face à un joueur médiocre ou à un joueur à l'agonie, je ne fais pas de sentiment. Je ne suis pas là pour ça. (Gus Hansen)


Sous-jouer une paire de Dames, tant préflop qu'au flop, est une erreure qui peu coûter cher. C'est une main avec laquelle vous ne voulez pas vous retrouver à jouer avec la moitié des joueurs de la table. Relancez de façon significative et si vous empocher le pot préflop, tant mieux! (Chis Ferguson)

C'est une idée absolument essentielle : la force de votre main varie en fonction du nombre de joueurs. Et l'écart peut être énorme ! En heads up, il suffit souvent de toucher le flop, même en ayant la plus petite paire, pour gagner le pot. A une table pleine, avec de nombreux limpers, c'est illusoire. Il faut donc comprendre que la notion de "bonne main" se définit en fonction des cartes, mais aussi de la situation à la table. (Chris Ferguson)

Les petites paires sont assez délicates à jouer car elles sont paradoxales : elles sont probablement la meilleure main préflop, mais elle deviennent complètement injouables au flop. Lorsque vous les jouez, vous devez compter sur un brelan au flop pour gagner le coup. Cela ne se qu'une fois sur 8. On pourrait croire qu'il suffit donc d'avoir une cote de 7 contre 1, mais c'est faux. Si vous tenez compte du fait que vous ne gagnerez pas toujours. Vous devez davantage compter sur une cote de 10 contre 1, voire plus. Le problème ici, c'est que vous êtes mal placé par rapport au relanceur. (Chris Ferguson)

La rencontre entre la paire d'As et la paire de rois est toujours fatale. Il est bien difficile de s'en sortir et si c'est la seul occasion ou vous perdez gros, c'est que vous êtes sur la bonne voie ! Si vous sur-relancez et que vous êtes encor sur-relancé, vous pouvez vous dire qu'il y a de fortes chances que vous soyez opposé à une paire d'As. Mais le problème est que, même dans cette situation, vous aurez déjà mis tellement de jetons au milieu, qu'il ne vous en restera probablement plus assez pour la suite du tournoi. Les grosses rencontres sont inévitables et il n'est pas toujours possible de s'en extraire. (Chris Ferguson)

Les petits connecteurs assortis sont - de loin - les mains les plus surestimées du Texas Hold'em. Ce sont des mains qui ont un potentiel de tirage, c'est vrai,mais qui n'ont pas la moindre force. Soit vous entrez dans le coup en payant le moin cher possible, en bonne position et en espérant qu'il n'y ait pas de relance derière vous. Soit vous faites preuve de force en espérant prendre les blinds préflop, tout en sachant que si quelqun vous paye, il ne vous met pas sur ce type de main. Dans ce cas, vous avez un potentiel intéressant. Cette deuxième façon de jouer est à réserver aux joueurs ayant déjà un peu d'expérience. (Chris Ferguson)

Le slowplay doit compenser vos défauts. Si vous jouez serré, le fait de checker certaines mains fortes vous rend imprévisible. Vos adversaires savent que vous êtes malicieux et ils éviteront les confrontations contre vous. Si vous jouez agressif, le slowplay divise vos revenus. Puisque vous êtes habitué à relancer et à miser le premier, faites-le aussi lorsque vous avez une exellente main car c'est dans ces cas-là que vous gagnerez gros. (Antonio Esfandiari)

Si vous manquez d'expérience au poker, vous devez jouer vos tirages de façon très prudente. Ne vous emballez pas sous prétexte que vous allez peu-être avoir quelque chose. Celui qui a une malheureuse paire est largement favori sur vous. Si vous payez n'importe quel prix, vous allez vite tout perdre ! C'est particuliairement le cas lorsque vous ne pouvez compter que sur votre tirage et qu'aucune autre carte ne vous aide. Ce sont des tirages faibles qu'il faut jouer prudement. (Antonio Esfandiari)

Varier son jeu et alterner les façon de jouer certaines mains est essentiel dès lors que vos adversaires font attention à votre image. Vous devrez donc faire, parfois des " move" peu académiques pour les surprendre. En définitive, c'est de l'anti-jeu : vous jouez tellement mal que personne ne peut vous soupçonner d'avoir la main que vous avez réellement. C'est une bonne chose puisque tant que votre adversaire n'a aucune idée de ce que vosu avez, il peut commettre toutes sortes d'erreurs. (Antonio Esfandiari)

Lisez, entrainez-vous...
Pour améliorer son jeu,je ne connais qu'une méthode :le travail. Vous devez lire, beaucoup, des ouvrages pas trop technique, et surtout éviter d'appliquer à la lettre ce qu'ils disent. Entre un livre et la réalité d'une table, il y a un monde de différence. Ce qu'il faut, c'est acquérir une base pokéristique, pour asseoir sa propre réflexion. (Thomas Fourgeron)

Mettre sa peau sur la table ;
Il n'y a qu'une seul façon de devenir professionel de poker : s'investir à fond et ne rien faire d'autre. Si tu viens jouer en tournoi ou en cash-game après une journée de travail, c'est direction le mur ! Tu dois tout stopper, te concentrer uniquement sur ce qui va devenir ton nouveau métier. Pour l'argent, c'est la même chose : tu as 2000 euros, tu risques 2000 euros. Et tu n'as rien à te reprocher ensuite. Il faut prendre des risques. En 1988, j'ai vendu ma société et, avec l'argent récupéré, je suis devenu professionel à londres, un an plus tard. J'avais décidé que ce serait mon métier, exactement comme quelqu'un qui fonde sa société. (Bruno Fitoussi)

Attention au collusions;
La collusion est innaceptable à une table de tournoi. Si vous voyez cela, appelez immédiatement le floor dans la salle. J'ai repéré un truc pareil, il y a deux ans, aux Main Event WSOP. A la fin de la 2ème journée, je me suis retrouvé à une table ou un couple, visiblement, ne s'attaquait pas. Ils disaient au croupier " à fond" pour signaler qu'aucune relance ne sera en tamée. C'est interdit : les joueurs doivent se checker jusqu'au bout. J'ai appelé un floor. Ils avaient eu le même problème la 1er journée. Résultat : Le Tournament Director leur a collé 45 minutes de pénalités à chacun, avec changement de table. J'ai apris, plus tard, qu'ils étaient mariés. (Patrik Antonius)


Faites de petites mises ;
Quand je m'implique dans un gros pot, j'ai toiujours un egrosse main. C'est le meilleur moyen d'éviter le crash. Vous devez faire de grosse mises avec de grosse mains, et de petites mises lorsque vous bluffez. Au final, vous serrez toujours gagnant. (David Levi)

Soyez Hypocrites, mais pas trop!
Le plus possible, j'évite les commentaire à la table, surtout si je ne suis pas dans le coup. Tout ce que vous dites peut être considéré comme une information par vos adversaires. Et cela peut se retourner contrre vous, au moment ou vous ne l'attendez pas. Je ne donne jamais de leçon du style " Comment a-t-il payé un coup pareil" ou " A sa place, je relançais pré-flop". Vous n'avez aucune raison d'offrir des conseils à un joueur qui ne sait pas jouer. En cash-game, il vous donnera son argent et en tournoi, il vous livrera ses jetons. Quand je claque un coup contre un adversaire vraiment mauvais, au contraire, je rentre dans son jeu. Je le félicite pour son call risqué, je lui confie "Que j'étais à deux doigts de lâcher le coup" ou "Qu'a sa place, j'aurais constuit le coup de la même manière". Ainsi, tout le monde est content. Lui se persuade qu'il a bien joué, et que la malchance à fait le reste. Il rejouera donc le prochain coup de façon identique, espérant cette fois que la chance sera de son coté. Quand à moi, j'ai détendu l'atmosphère, je me suis fait un "ami" à la table au lieu de faire envoler le pigeon. Cependant, tous les joueurs ne tombent pas dans le piège de la flatterie. Il faut adapter son commentaire à la personnalité des joueurs. Ceux qui me connaissent savent que je suis souvent sincère quand je dis "Bien joué à un client qui vient d'encaisser un sale bad-beat" Je suis un joueur professionnel. Je sais être hypocrite quand c'est nécessaire. C'est une composante essentielle de notre métier. (Chris Ferguson)


Si vous n'êtes pas agressif, ne vous forcez pas
Je suis agressif dse nature à une table de poker, je n'ai pas a me forcer. Vous ne devez pas vous forcer à jouer au méchant, si ce n'est pas votre réelle personnalité. Vous devez être vous-même. Moi, je deux ou trois joueurs à une table et je mets le cap dessus, mais si je n'ai aucune réaction, je n'insiste pas. Ma réputation de méchant est surfaite. Mais c'est vrai, je devrais parler moins. Parfois, je me fatigue moi-même. (Antanas Guoda dit Tonny-G)

Faite peur!
Se fair respecter à une table ne suffit pas. Il faut se faire craindre. Avec moi, on ne sait jamais ce qui va se passer, et cela agit sur des joueurs timides qui connaissent ma réputation de fou furieux, mais n'ont jamais joué contre moi. J'aime leur faire peur et les agresser verbalement, tout en restant dans les limites. Les miennes, évidement. Tans pis si je prends des pénalités. En 2004, j'ai été sorti 40 minutes des Main Event, mais le public m'a applaudi. Quand je n'ai pas de prise sur mes adversaires, j'y vais à l'intox. Avec les grands joueurs, cela ne prend plus, mais avec les autres, cela fait son effet. Au moment de me relancer, ils savent qu'ils ont intéret à être équipés. (Mike " the mouth" Matusow)


Difficile de varier son jeu
Il n'est pas facil de verir son jeu. Vous essayez toujours, mùais vous ne savez jamais si c'est perçu par la table. Contre des pointures, vous devez jouer serré. Il n'est pas question de jouer hors-position si vous avez d'excellents joueurs à une table. (David Singer)


Ratio
Poussez votre tapis
Payez un tapis
1
17
0
2
21
17
3
22
24
4
23
26
5
24
28
6
25
29
7
26
30

La méthode Short Stack
Calculez la force de votre main
-Chaque carte vaut sa valeur faciale ( 2=2, 3=3, etc.).
Pour les figures : V=11, D=12, R=13, A= 15
-La valeur de la plus haute des 2 cartes est doublée.
-Pour les paires servies, ajoutez 22 au total.
-Si les cartes sont assorties, ajoutez 2.

2- Reagardez dans le tableau ce que vous devez faire
Ratio : (plus petit tapis)/(big blind)
Exemple : Blinds
Blinds 300/600
Votre tapis : 11.000
Adversaire : 3.500
Main : Dca-8ca
Vous êtes Small Blind
Votre main vaut (12x2)+8+2=34.
Le ratio est 6 (3.500/600=5,83).
Vous devez donc pousser votre tapis.
(Doug)


La situation et les différents cas

Votre tapis
Tapis adverse
Décisions possibles
2000
20000
Tapis
20000
2000
Tapis ou "Call puis Tapis/Chek-raise"
50000
50000
Fold ou call
9000
20000
Fold ou "Call puis Tapis"
12000
20000
Tapis ou "Call puis Fold ou Tapis"
25000
30000
Fold
(Doug)

La petite paire
Il y a plusieur façon de joué les petites paire, mais si vous manquez d'expériance, l'idée de payer le moins cher possible et de vous préparer à quittez le coup si vous ne touchez pas votre brelan est très raisonnable.
(Andy Bloch)


Le floating ou delayed bluff
Est assez délicat et il peut s'avérer couteux si vous n'avez pas une bonne lecture du jeu de votre adversaire, et si vous n'êtes pas capable d'analyser le flop et les opportunités qu'il vous offre. Mais la chose la plus importante, comme c'est souvent le cas au poker, c'est votre adversaire. De quoi est-il capable? A t-il tendance à passer lorsqu'il trouve de la résistance ou bien peut-il vous faire face avec un contrebluff? La règle, c'est de ne pas se lancer dans ce genre d'attaque avant de savoir à qui on a affaire..
(Andy Bloch)


Les mains médiocres
Généralement, lorsque vous avez une main très médiocre, ayant peu de chances d'améliorer votre jeu, vous devez vous demander si vous avez la possibilité de prendre un pot en misant. Checker ne vous arrange pas dans la mesure ou voir une carte gratuite ne vous apporte pas grand chose. Mais attention de ne pas devenir un obsédé de la mise " à tout prix". Vous devez être conscient qu'en agissant ainsi vous risquez des jetons avec une main marginale. Vous devez donc être convaincu que vos chances de prendre le pot sont bien réelles. Avec un flop offrant davantage de possibilités de tirage, il aurait été préférable de checker. Le seul problème de ce coup est le nombre de joueurs impliqués. Chaque joueur rajoute un risque que vous soyez suivi.
(Andy Bloch)


Les petits connecteurs assortits
Beaucoup de gens sur-évalue la force des connectgeurs assortis. Il y a pourtant une chose évidente, lorsque vous rentrez dans le coup préflop, vous pouvez être sûr d'une chose : vous n'avez pas la meilleur main. Vous avez même des chance d'avoir la main la plus faible ! Jouez-les donc avec beaucoup de prudence. Gardez donc en mémoire que ces mains, au final, ne valent pas grand chose.
(Andy Bloch)


Il est très important de bien comprendre que votre façon de jouer et vos décisions ne doivent pas être conditionnées par les cartes que vous avez. Le poker c'est l'inverse : apprendre à jouer les même cartes différement en fonction de la situation. Il n'y a rien de pire que de dire à des gens, "avec telle main, vous devez jouer comme cela". Car tout dépend du contexte et de nombreux éléments peuvent influer sur votre décision. C'est pourquoi je pense que des exemples précis comme ceux-la peuvent apporter beaucoup. Le poker ne consiste pas à appliquer des méthodes. Il faut avant tout comprendre ce que l'on fait, et s'adapter à une situation donnée.
(Andy Bloch)


A quel moment se construit-on une image au poker?
Dès l'instant ou vous prenez votre siège, vos adversaire commencent à vous catégoriser. Avant même de vous avoir vu jouer, ils vont regarder votre accoutrement, votre comportement. Portez-vous des lunettes de soleil, un costume flamboyant ou des écouteurs sur les oreilles? Avez-vous l'air à l'aise ou au contraire introverti? Avant même le premier tour de donne, vous portez déjà un début d'étiquette.


 

A votrer avis, quel types d'image devrait-on chercher à construire?
J'ai un point de vue original sur la question. A mon avis, c'est un eerreure de chercher à se construire intentionnellement une image. En général, c'est le meilleur moyen de commetre des erreures car vous allez vous forcer, au moins ponctuellement, à jouer à contre-emploi.


 

Alors quelle approche de l'image préconisez-vous?
La plupart du temps, il suffit d'être conscient de la façon dont on est perçu. Une fois que ceci est acquis, il ne reste plus qu'à en jouer. Inutile pour ça de dépenser inutilement de l'énergie pour se façonner une image idéale. C'est justement en cherchant à jouer contre nature qu'on commet des erreurs.

 

 

 

 

 

 

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